Les filtres « classiques » dans GNURadio

Dans un précédent article, nous avions vu comment générer un signal et le visualiser dans GNURadio Companion. Nous allons maintenant voir comment filtrer ce signal à l’aide de filtres passe-bas, passe-haut, passe-bande ou avec un réjecteur de bande.

Passe-bas, passe-haut… c’est quoi ?

J’ai cité 4 types de filtres, voilà à quoi ils correspondent :

  • Le filtre passe-bas : il laisse passer les fréquences inférieures à sa fréquence de coupure, et atténue voir supprime les fréquences supérieures
  • Le filtre passe-haut : il fonctionne comme le passe-bas, mais laisse passer les fréquences supérieures à sa fréquence de coupure
  • Le filtre passe-bande : il ne laisse passer que les fréquences comprises dans la bande de fréquence pour laquelle il est conçu, il va donc atténuer voir supprimer les fréquences inférieures et supérieures à sa bande de fréquence
  • Le réjecteur de bande (aussi appelé coupe-bande) : c’est l’opposé du passe-bande, il va bloquer les fréquences comprises dans sa bande de fréquence pour ne laisser passer que celles supérieures ou inférieures

Utiliser un passe-bas ou un passe-haut dans GNURadio

Pour insérer un filtre, il faut commencer par rechercher « filter » dans la liste des blocs disponibles. Vous devez obtenir une liste semblable à celle-ci :

Liste des blocs contenant le terme « filter »

On y retrouve notamment les 4 types de filtre cités plus haut. On va commencer par insérer un filtre passe-bas dans le montage réalisé dans le montage de visualisation du signal. Faites donc glisser le bloc « Low Pass Filter » sur le montage et câblez le montage pour que le filtre soit entre le bloc « Signal Source » et le bloc « WX GUI Scope Sink ».

Le filtre inséré dans le montage

Une fois le filtre inséré, on peut voir les flèches de son signal d’entrée et de sortie sont rouges : il nous faut en effet le paramétrer. Pour cela, comme à chaque fois pour configurer un bloc dans GNURadio, double-cliquez dessus et paramétrez le comme ci-dessous :

Fenêtre de configuration du filtre
  • ID : nom du filtre,
  • FIR Type : « format » du signal d’entrée et sortie,
  • Gain : Gain du filtre dans sa bande passante,
  • Cutoff Freq : fréquence de coupure du filtre,
  • Transition Width : largeur de la bande de fréquence avant laquelle le filtre bloque la totalité du signal.

Il est maintenant tant d’exécuter le montage pour voir le résultat !

Le signal de sortie lorsque la fréquence est de 50Hz, donc dans la bande passante du filtre
Le signal de sortie lorsque la fréquence est identique à la fréquence de coupure du filtre soit 100Hz
Le signal de sortie lorsque la fréquence est de 150Hz, donc bien au dessus de la bande passante du filtre

Le filtre passe haut fonctionne exactement de la même manière, la seule différence est qu’il faut insérer le bloc « High Pass Filter » à la place du bloc « Low Pass Filter ». Le signal de sortie avec le filtre passe-haut :

Signal d’une fréquence de 50Hz
Signal d’une fréquence de 100Hz
Signal d’une fréquence de 150Hz

Utiliser un filtre passe-bande

Pour faire un filtre passe-bande, il est possible de mettre à la suite un filtre pass-haut et un filtre passe-bas, ou tout simple utiliser le bloc « Band Pass Filter ». Il s’insère comme les 2 filtres vus précédemment :

Le montage avec un filtre passe-bande

Un filtre passe-bande se configure comme ci-dessous :

Configuration du filtre passe-bande
  • ID : nom du filtre,
  • FIR Type : « format » du signal d’entrée et sortie,
  • Gain : Gain du filtre dans sa bande passante,
  • Low Cutoff Freq : fréquence de coupure « basse » du filtre,
  • High Cutoff Freq : fréquence de coupure « haute » du filtre,
  • Transition Width : largeur de la bande de fréquence avant laquelle le filtre bloque la totalité du signal.

Une fois le filtre configuré et le programme exécuté, le signal de sortie ressemble à ça :

Signal d’une fréquence de 20Hz
Signal d’une fréquence de 75Hz
Signal d’une fréquence de 120Hz

Utiliser un filtre réjecteur de bande

Le filtre réjecteur de bande s’insère comme les filtres précédents. La configuration est également la même que celle du filtre passe-bande, simplement au lieu de laisser passer le signal entre ses 2 fréquences de coupure il va le bloquer.

Configuration du filtre réjecteur de bande

Les paramètres sont les mêmes que pour le filtre passe-bande. Une fois configuré, le signal est filtré de la manière suivante :

Signal d’une fréquence de 20Hz
Signal d’une fréquence de 75Hz
Signal d’une fréquence de 130Hz
Vous pouvez maintenant utiliser ces 4 types de filtres pour traiter votre signal.

Installation de GQRX sous Raspberry

Dans cet article nous allons voir comment installer GQRX pour pouvoir utiliser une clé SDR pour Raspberry. Il ne s’agit pas d’un tutoriel pour installer GQRX sous Linux, pour ça voir cet article.

Installer GQRX

Pour installer GQRX, saisissez les commandes suivantes


sudo apt-get install libqt5gui5 libqt5core5a libqt5network5


sudo apt-get install libqt5widgets5 libqt5svg5 libportaudio2


wget https://github.com/csete/gqrx/releases/download/v2.6/gqrx-2.6-rpi3-1.tar.xz


tar xvf gqrx-2.6-rpi3-1.tar.xz


cd gqrx-2.6-rpi3-1


./setup_gqrx.sh

Configurer la sortie audio

Avant de lancer GQRX, il faut configurer la sortie audio du Raspberry en fonction de si vous voulez utiliser la sortie jack ou la sortie audio HDMI. Pour cela, tapez la commande suivante :

sudo raspi-config

Avec le clavier, rendez-vous dans Advanced Options, puis sur Audio. Enfin, choisissez entre la sortie 3.5mm jack et la sortie HDMI. Aller sur Finish pour valider.

Lancement de GQRX

Si l’installation de GQRX s’est bien déroulée, vous pouvez désormais le lancer :

cd gqrx-2.6-rpi3-1

./run_gqrx.sh

Dans la fenêtre qui s’ouvre vous n’avez qu’à choisir votre clé puis à valider.

GQRX une fois lancé

Décodage DMR avec une clé SDR sous Linux

Nous allons voir comment décoder le DMR en utilisant une clé SDR sous Linux. Un article pour le décodage sous Windows est disponible ici.

La première chose à faire est d’installer GQRX. Pour cela regardez cet article.

Une fois GQRX installé, on peut s’occuper des logiciels pour le DMR.

Téléchargement de DSD+

Comme sous Windows, le logiciel utilisé pour le décodage est DSD+. Téléchargez les fichiers du logiciel et le les DLLs depuis cette page et décompressez les dans un répertoire au choix.

Mon répertoire contenant tous les fichiers

Une fois DSD+ téléchargé et les fichiers décompressés, il faut installer Wine pour pouvoir lancer les exécutables Windows sur Linux.

Installation de Wine

Pour installer Wine, tapez la commande suivante :

sudo apt-get install wine64

Cette ligne concerne les ordinateurs 64 bits, si vous êtes en 32 bits installez wine32.

Après avoir laissé travaillé l’ordinateur, vous pouvez normalement lancer DSDPlus. Pour cela, tapez la commande suivante :

wine /repertoire-de-DSD/DSDPlus.exe

Si tout se passe bien vous devriez voir s’ouvrir les fenêtres suivantes :

On retrouve les même fenêtres que sous windows

Mise en place de liaison GQRX / DSDPlus

Maintenant que DSDPlus est fonctionnel grâce à Wine, il faut créer la liaison entre Wine et DSDPlus. Pour cela, ouvrez les paramètres de Pulseaudio :

sudo nano /etc/pulse/default.pa

Dans le fichier qui s’est ouvert, tout en bas, ajoutez la ligne suivante :

load-module module-null-sink sink_name=Virtual_Sink sink_properties=device.description=Virtual_Sink

Validez les modifications et sortez du fichier, puis redémarrez l’ordinateur.

Normalement maintenant vous devriez pouvoir choisir Virtual_sink comme sortie audio de GQRX.

Les différentes entrées/sorties de GQRX

Pour faciliter le paramétrage de l’audio, installez pavucontrol :

sudo apt-get install pavucontrol

Une fois installé, lancez le avec la commande du même nom.

Pour configurer les entrées et sorties, il est nécessaire de lancer en plus du pavucontrol les logiciels GQRX et DSDPlus.

Dans la fenêtre qui s’ouvre, choisissez Lecture, puis configurez la sortie de GQRX sur Virtual_Sink et la sortie de DSDPlus sur l’Audio Interne comme ci-dessous :

Passez ensuite dans le menu Enregistrement, et configurez l’entrée de DSDPlus sur Virtual_Sink :

Place au décodage

Si vous avez tout bien paramétré, vous devriez pouvoir décoder du DMR à partir de votre clé SDR.

Décodage une fois tous les logiciels configurés

Un premier montage sur GNU Radio

Après avoir installé GNU Radio (voir ici pour Linux, ici pour Windows), il est temps de l’utiliser !

Nous allons réaliser un montage dans lequel nous allons générer un signal sinusoïdal et le visualiser.

Le générateur de signal

La première étape est d’insérer le générateur de signal. Vous le trouverez en recherchant Signal Source dans les composants. Faites un double clic pour l’insérer.

Insertion du générateur de signal

La configuration du générateur est assez simple et se fait à l’aide de la fenêtre suivante (elle s’ouvre grâce à un double clic sur le composant) :

Pour régler le signal de sortie, voilà les paramètres à modifier :

La fenêtre de configuration du générateur de signal
  • Waveform : permet de changer la forme du signal (cosinus, sinus, constant, carré, triangulaire…),
  • Frequency : fréquence du signal (50e6 pour 50 Mhz, 1e3 pour 1 Khz…),
  • Amplitude : amplitude du signal,
  • Offset : décalage du signal.
L’oscilloscope

Une fois le générateur intégré, il faut insérer l’oscilloscope qui permettra la visualisation du signal. Pour cela, il faut rechercher WX GUI Scope Sink. Faites ensuite un glisser-déposer pour l’insérer. En double cliquant sur le module vous obtiendrez une fenêtre de configuration à modifier avec les paramètres suivants :

La fenêtre de configuration de l’oscilloscope
Limiter la vitesse d’execution

Avant de relier les bloc entre eux, il est nécessaire d’ajouter un cloc qui va limiter la vitesse d’exécution du montage. En effet, si on ne la limite pas, la vitesse d’exécution sera la vitesse maximale de votre processeur, ce qui peut faire planter votre ordinateur.

Ce bloc se trouve en recherchant Throttle. Paramétrez le ensuite en Type Float.

La version finale du montage

Une fois tous les blocs ajoutés, il est temps de les câbler. Pour cela, il suffit de cliquer sur la sortie d’un bloc puis sur l’entrée d’un autre pour les relier. Relier les différents bloc de notre montage comme ci-dessous :

Le montage câblé

Avant d’exécuter il reste une dernière manipulation à effectuer, double cliquez sur le bloc Options et dans la case Generate Options sélectionnez WX GUI.

Vous pouvez ensuite exécuter le montage. Pour cela, cliquez sur le bouton d’exécution dans la barre d’outil :

Le bouton d’exécution

Vous devriez voir s’ouvrir la fenêtre de l’oscilloscope.

La fenêtre de visualisation du signal

Vous pouvez modifier les paramètre d’affichage grâce aux différents paramètres situés dans la colonne à droite du graph :

  • Secs/Div : réglage de l’axe des abscisses,
  • Counts/div : réglage de l’axe des ordonnées,
  • Y offset : décalage de la courbe sur la courbe des ordonnées,
  • T offset : décalage de la courbe sur l’axe des abscisses.
Ajout d’un curseur pour changer facilement la fréquence

Dans le montage actuel, pour modifier la fréquence du signal, il faut modifier les paramètres du bloc Signal Source. Pour simplifier le changement de fréquence, nous allons ajouter un curseur sur la fenêtre de visualisation du signal.

La première étape consiste à ajouter un bloc WX GUI Slider. Paramétrez ensuite le bloc comme ci-dessous :

Configuration du curseur
  • ID : nom du curseur, son identifiant,
  • Default Value : valeur par défaut du curseur, c’est la valeur qui sera prise à l’exécution, avant que l’utilisateur ne la modifie,
  • Minimum : valeur minimum que peut prendre le curseur,
  • Maximum : valeur maximum que peut prendre le curseur,
  • Num Steps : nombre de pas du curseur,
  • Style : choix du sens du curseur (horizontal ou vertical).

Le curseur est maintenant créé, il faut donc dire au générateur de signal qu’il doit utiliser la valeur du curseur pour définir la fréquence. Pour cela, modifiez les paramètres du bloc Signal Source, et à la case Frequency mettez l’identifiant du curseur (dans mon cas ça sera frequence). Si vous exécutez de nouveau le montage, vous devriez voir apparaitre dans la fenêtre de visualisation du signal un curseur, et si vous le déplacez la fréquence doit varier.

Visualisation du signal avec le curseur de la fréquence réglé à 165 Hz

Installation du logiciel GNU Radio Companion sous Windows

Cet article traite l’installation de GNU Radio Companion sous Windows. Pour l’installer sous Linux, voir cet article.

La version pour Windows de GNU Radio est disponible sur cette page. Il vous suffit de sélectionner la version que vous voulez et de télécharger le fichier exécutable. Une fois le fichier télécharger, il suffit de l’exécuter.

Une fois l’installation terminée, vous pouvez lancer GNU Radio.

Capture d’écran de GNU Radio une fois l’installation effectuée

Modification des grilles par défaut sur EAGLE

En règle générale quand nous utilisons un logiciel qui offre des options comme des grilles, nous utilisons toujours ou presque les mêmes paramètres. Saisir ces paramètres à chaque nouveau lancement du logiciel peut donc s’avérer pénible.

Afin d’éviter de devoir saisir les paramètres d’affichage de la grille sur les schémas et les boards à chaque lancement d’EAGLE, il est possible de modifier un script qui se lance avec EAGLE et qui contient nos préférences.

Le fichier à modifier

Le modifier script a été placé sur votre ordinateur lors de l’installation d’EAGLE. Il se trouve dans le dossier scripts de votre répertoire EAGLE et se nomme eagle.scr.

Pour le modifier, ouvrez le avec un éditeur de texte comme NotePad++, Sublime Text ou même le BlocNotes de windows.

Paramétrage de la grille pour les boards

Une fois le fichier ouvert, il faut taper les bonnes choses au bon endroit. Commençons par modifier la grille de l’interface pour les Boards.

Les paramètres de l’interface Board se trouvent après la ligne 9 du fichier :

Pour ma part je travaille avec une grille en points de 50mil (50mil pour la touche ALT); pour obtenir cette grille je dois donc taper les ligner suivantes entre le BRD: et le MENU  :

Grid Default;

Grid mil 50 1 dots on;

Grid ALT mil 25;

Ces paramètres sont donnés à titre d’exemple, vous pouvez adapter à votre utilisation en remplaçant les valeurs de telle sorte :

  • mil : unité de votre grille
  • 50 : espacement entre 2 points de la grille principale
  • 1 : facteur de multiplicité de la grille
  • dots on : affiche les points au lancement
  • 25 : espacement entre 2 points en appuyant sur la touche ALT
paramétrage de la grille pour les schémas

En suivant la même démarche que pour que les boards, vous pouvez modifier la grille de l’interface pour les schémas.

 Les paramètres qui concerne l’interface schéma se trouve après la ligne 17 du fichier :



Pour ma part, toujours en utilisant la même structure que pour les boards, j’ai paramétré la grille suivante :

Grid Default;

Grid mil 100 1 dots on;

Grid ALT mil 50;


Une fois les 2 paramétrages effectués, vous devriez avoir un fichier semblable à celui là :

Il ne vous reste plus qu’à sauvegarder et à lancer EAGLE pour vérifier que vos modifications ont bien été apportées…

Création d’un plan de masse sur un PCB

Lorsque vous créez un PCB (un Board), utiliser un plan de masse permet de simplifier et d’optimiser le PCB. Nous allons donc voir dans cet article comment procéder pour en créer un.

Sur le Schema

La première étape consiste à le définir un GND ou 0V sur votre schéma. Pour cela, si vous avez un symbole 0V dans une de vos librairie utilisez-le, sinon insérez un GND.

Dans cet article, nous partirons du principe que vous avez un 0V. Si vous utilisez un GND, il vous faudra juste remplacer tous les 0V de l’article par des GND.

Le schéma que nous allons utiliser avec le 0V défini.

Le Board

Maintenant que le schéma est prêt, créez un Board à partir du schéma. A l’aide de l’outil Polygon, dessiner un rectangle plus grand que votre zone de travail sur le couche 16 Bottom (ou 1 Top si vous travaillez en double face et que vous voulez un plan de masse sur la couche supérieure).

Dans la fenêtre Signal Name qui s’ouvre, tapez 0V (ou GND selon votre cas) puis validez. Le contour du rectangle devrait apparaitre en pointillés comme ci-dessous :

Maintenant si vous déplacez un de vos composant dans la zone de travail et que vous utilisez la fonction Ratsnest, vous devriez voir le rectangle se remplir de bleu et les bornes des composants connectées à la masse le seront.

Cependant, comme vous pouvez le remarquer, il n’y a pas beaucoup d’espace vide entre les pads et le plan de masse. Pour augmenter cet espace, il faut modifier la valeur du paramètre isolate du Polygon.

A l’aide de l’outil Info, cliquez sur le contour du Polygon (le contour dessiné au tout début et qui s’est masqué avec l’utilisation de Ratsnest). Dans la fenêtre qui s’ouvre, changez la valeur de isolate, en général je mets 40.

Après avoir validé, vous pouvez voir que l’espace entre les bornes non connectées à la masse et le plan de masse a augmenté. Cet espace sera également présent de part et d’autre de vos pistes.


Création d’une librairie de composants sur EAGLE

Dans cet article, nous allons voir comment créer une librairie de composants sur le logiciel de conception de circuits imprimés EAGLE.

La composition d’une librairie et d’un composant

Une librairie est une sorte de banque de composants que l’on ajoute au logiciel. Chaque composant est composé de 4 parties (présentées dans l’ordre de l’interface Librairies d’EAGLE) :

  • Le Device : C’est l’élément qui relie les autres éléments (schéma, PCB, modèle 3D) entre eux. Il les relie entre eux tant au niveau correspondance (il permet de déterminer quel PCB va avec quel schéma), tant au niveau des Pins ; c’est en effet là où les Pins du schéma et du PCB seront liés. Sans lui, les Footprint et Symbol ne serait pas liés.
  • Le Footprint : C’est l’empreinte PCB du composant, c’est ce qui représentera le composant quand vous créerez le Board. Cet élément contient donc les pastilles (traversantes ou CMS), mais aussi le boitier, des indices pour les connexions ou tout autre information voulue.
  • Le 3D Package : C’est le fichier 3D du composant, il n’est pas obligatoire.
  • Le Symbol : C’est le symbole du composant quand il sera inséré dans les schémas. Il contient donc une représentation mais surtout les différentes connexions du composant.
Création d’une librairie

Pour créer une librairie c’est assez simple : il suffit de faire File -> New -> Library

La fenêtre suivante apparait :

Cette fenêtre contient les 4 éléments décrits plus haut.

Il vous suffit maintenant de sauvegarder votre librairie dans le dossier de vos librairies.

Création d’un composant : le schéma

Nous allons maintenant pouvoir commencer à créer nos composants pour remplir la librairie. Commençons par créer le schéma du composant : dans la colonne Symbol de la fenêtre ouverte précédemment, cliquez sur Add Symbol…

Donnez ensuite un nom au schéma puis validez.

La fenêtre suivante s’ouvre :C’est dans cette fenêtre que nous allons dessiner le schéma qui représentera le composant dans tous les schémas. En cliquant sur Description, nous pouvons également ajouter une description au composant. Nous allons créer une sorte de connecteur à 3 entrées et 2 sorties.

Dans la couche 94 Symbols, dessinez la représentation voulue du composant avec les outils de dessin (ligne, polygone, rectangle, cercle…). Pour faciliter l’utilisation du composant, il est conseillé de le centrer sur l’origine.

Une fois le composant dessiné, nous allons mettre en place les Pins. Pour cela, passer en mode Pin.

Dans la barre d’outil du haut, vous choisir la rotation du Pin, son symbole d’inversion, ou encore quels information afficher dessus. Mais le plus important est la direction. Dans un premier temps, nous n’utiliserons que 3 paramètres de directions : in lorsqu’il s’agit d’un pin d’entrée dans le composant, et out lorsqu’il s’agit d’un pin de sortie du composant. Enfin, si votre composant comporte des pins d’alimentation, ils devront avoir le paramètre de direction pwr.Nous allons donc placer maintenant nos 3 pins d’entrée et nos 2 pins de sortie. Comme pour les composants dans les schémas, avec l’outil Info ou Name vous pouvez renommer les pins.

Nous allons désormais afficher le nom du composant et son éventuelle valeur. Pour afficher le nom il suffit d’insérer le texte >Name sur la couche 95 Name, pour afficher la valeur il faut insérer >Value sur la couche 96 Values.

Pour ces textes, je vous conseille d’utiliser une taille de 70 et ratio de 8.Vous pouvez également rajouter de annotations sur la couche 97 Infos. Après avoir sauvegardé, le schéma de votre composant est prêt.

Création d’un composant : l’empreinte PCB

Voyons maintenant comment créer une empreinte PCB. Pour créer une nouvelle empreinte, dans la fenêtre de gestion de la librairie, colonne Footprint, cliquez sur Add Footprint…

Dans la petite fenêtre qui s’ouvre, donnez un nom à l’empreinte puis validez.

La fenêtre suivante s’ouvre :

Nous allons commencer par dessiner le boitier du composant. Pour cela, dessinez le sur la couche 21 tPlace grâce aux outils de dessin (ligne, polygone, cercle, rectangle…). Pour faciliter l’utilisation de l’empreinte, il est conseillé de la centrer sur l’origine.Une fois le boitier dessiné, nous allons pouvoir mettre en place les Pads. Pour un composant traversant, utilisez la fonction Pad, pour un composant CMS, utilisez la fonction Smd. Dans notre cas, nous nous créons un composant traversant.

Après avoir cliqué sur Pad, dans la barre d’outil du haut vous pouvoir choisir la forme du pad (carrée, ronde, ovale…), son diamètre de perçage intérieur, son diamètre extérieur (par défaut il est sur auto, EAGLE déterminera donc le diamètre extérieur en fonction du diamètre de perçage) et l’orientation du pad. Il ne vous reste qu’à placer les pads là où vous le souhaitez.

Maintenant que les pads sont placés, vous pouvez les renommer avec les outils Info ou Name. Vous n’êtes pas obligé de leur donner les mêmes noms que sur votre Symbol, mais utilisez des noms de manière à pouvoir identifier facilement les pads.

Comme sur le Symbol, vous pouvez ajouter le nom du composant en insérant le texte >Name sur la couche 25 tNames (taille 70 conseillée avec un ratio de 8). Pour des questions de lisibilité, nous n’ajouterons pas la valeur du composant.

Enfin, sur la couche 51 tDocu vous pouvez rajouter les annotations que vous voulez.

Vous n’avez plus qu’à sauvegarder.

Création d’un composant : le Device

Pour que le composant soit utilisable, il faut maintenant lier son Symbol et son Footprint. Pour cela, dans la fenêtre de gestion de la librairie, cliquez sur Add Device…

Donnez un nom à votre Device (c’est le nom qui apparaitra dans le listing de la librairie) puis validez. La fenêtre suivante apparait :

La première étape consiste à insérer le (ou les, selon comment vous avez construit votre composant) Symbol du composant. Pour cela, cliquez sur Add Part. Dans la fenêtre qui s’ouvre, choisissez le Symbol voulu puis validez. Placer ensuite ce Symbol sur la zone graphique (là encore il est conseillé de centrer sur l’origine).

Le Schéma du composant est maintenant déterminé. Nous allons désormais lui lier l’empreinte PCB. Pour cela, en bas à droite, cliquez sur New puis Add local package. Dans la fenêtre qui s’ouvre, sélectionnez le Footprint voulu puis validez. Le Footprint apparait alors à doite dans la colonne Package. Il faut maintenant indiquer au logiciel les correspondances des pins.

En bas à droite, cliquez sur Connect. Dans la fenêtre qui s’ouvre, vous avez 3 colonnes :

  • La première contient les pins du schéma,
  • La seconde contient les pads du PCB,
  • La dernière contient les connexions établies.

Pour réaliser une connexion, il suffit de sélectionner un pin dans la 1ere colonne, de sélectionner celui avec lequel on veut le lier dans la 2nde colonne puis de cliquer sur Connect.

Une fois la manipulation effectuée pour tous les pins, toutes les connexions apparaissent dans la 3e colonne.Cliquez sur OK pour valider, si toutes les connexions ont bien été établies, vous devriez avoir une coche verte sur la ligne du package.

Si vous voulez donner un préfixe (comme R, C ou JP) au nom de votre composant lorsqu’il sera inséré dans un schéma, utilisez la fonction Prefix en bas à droite.

Pour finaliser votre composant, vous pouvez y ajouter une description en cliquant sur Description.Vous n’avez plus qu’à sauvegarder.


Le composant est maintenant créé et fonctionnel, vous le retrouverez dans votre librairie.

Installation du logiciel Gnu Radio Companion sous Linux

Dans cet article, nous allons voir comment installer le logiciel Gnuradio Companion sous le système d’exploitation Linux Mint (voir cet article pour l’installer sous Windows). Il s’agit d’un logiciel gratuit, vous trouverez plus d’informations sur le logiciel sur le site gnuradio.org.

Ce logiciel est modulable, on peut y ajouter des « blocks », qui contiennent des fonctions supplémentaires.

Installation du logiciel de « base »

Voyons comment installer le logiciel de « base », c’est-à-dire sans blocks additionnels.

Pour lancer l’installation, il suffit d’une simple commande dans le terminal (avant de l’exécuter, il faut bien entendu avoir fait la commande avec « update ») :

sudo apt-get install gnuradio

Après avoir laissé travailler l’ordinateur pendant quelques minutes, Gnu Radio Companion est installé.

Pour le lancer, vous pouvez soit utiliser son icône présent dans le menu Démarrer, rubrique « Programmation », soit taper la commande :

gnuradio-companion

Si l’installation s’est bien déroulée, vous devriez avoir la fenêtre suivante :

Gnuradio Companion au lancement.

Ajout de blocks supplémentaires

Comme expliqué plus haut, vous pouvez ajouter des fonctions à Gnuradio Companion avec des blocks. Pour mon utilisation, j’ai choisis d’ajouter les blocks pour la clé SDR et pour le RDS.

Pour le block SDR :

L’ajout du block SDR se fait par une simple commande, il suffit en effet de taper dans un terminal :

sudo apt-get install gr-osmosdr

Si vous relancez Gnuradio Companion, vous devriez maintenant trouver « RTL-SDR Source » dans le menu des sources, à droite.

La source RTL-SDR.

Pour le block RDS :

Pour ajouter le block RDS, la démarche est la même, seule commande change, il faut taper dans un terminal :

sudo apt-get install gr-rds

Voilà, Gnuradio Companion est maintenant installé, avec les blocks SDR et RDS. Il ne suffit plus qu'à prendre en main le logiciel, et ça ne semble pas être chose facile... on verra bien

Décodage ADSB depuis une clé SDR avec RTL1090 et Planeplotter

Les clés SDR permettent tout un tas de choses, comme décoder des réseaux tels que le DMR comme nous l’avons vu précédemment dans cet article. Ces petits objets permettent aussi de localiser les avions, je m’explique : vous connaissez les sites de suivi des avions tels que FlightRadar24 ? Tous ces sites utilisent l’ADS-B (pour Automatic Dependant Surveillance-Broadcast), c’est un protocole utilisé dans l’aviation pour envoyer des informations sur un avion comme sa position GPS, son altitude, mais aussi des codes Squawk (un code de 4 chiffres signifiant un message : par exemple 7500 pour un détournement d’avion, 7600 pour une panne radio, d’autres codes existent pour les approches d’aéroport…).

Ces trames sont transmises sur 1090 Mhz.

Les logiciels nécessaires

Pour décoder l’ADSB avec une clé SDR, il faut déjà avoir une clé d’installée sur son ordinateur. Si ce n’est pas votre cas, vous pouvez suivre ce tutoriel pour Windows.

Il vous faut ensuite le logiciel RTL1090 disponible ici. L’installation est assez simple, il suffit de se laisser guider.

Enfin, il vous faut Planeplotter, disponible ici. L’installation de Planeplotter est elle aussi très simple.

Configurer les logiciels

Une fois que vous avez installé ces 2 logiciels, il ne vous reste plus qu’à les configurer. La vidéo ci-dessous vous montre la démarche à suivre (pour suivre cette vidéo vous devrez cependant avoir déjà configuré les paramètres de base de Planeplotter comme l’emplacement de votre station).